L'abandon du silence. Ce trou vide. Compter les demies journées d'absence. Les demies journées d'ignorance. Est-ce que j'existe encore dans ces temps là, dans ces espaces silencieux ? Des steppes arides où je pleure les regards qui se détournent de moi, de mon corps malade, de ma souffrance trop vive qui devient plus insupportable aux autres qu'elle ne l'ait à moi même, j'explore les confins.
J'explore ce vide. Il est amputation. Il est négation. Que reste t-on quand le regard s'abstraie, se porte ailleurs ? Quand la voix se fait silence, s'adresse à d'autres ? Mon essentiel est dans les autres. Mon essentiel est dans la relation. Rien ne peut compter plus que cela. L'essentiel est la relation.
Que reste t-on quand la relation n'est plus ?
Est-on encore quand on nous ignore ?
Il n'y a que la douleur qui me rappelle que je suis.
Alors que mon corps appelle à être rendu vivant par un toucher léger, par une caresse, une pression amicale, une accolade, il ne se sent en vie que par ce point irradiant. Nœud douloureux qui lance vers le haut, vers le bas des ondes électriques.
Comment construire une complicité dans le silence et la distance ? Comment établir une confiance ?
dimanche 6 septembre 2009
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c'est...
nouveau cette douleur?